Willkommen auf der Webseite von Herma Kennel

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Nous sommes en 1939. Gottlob Berger, un Général de la SS, rend visite à Bergersdorf, un village allemand dans le Protectorat de Bohème et Morave qui fut occupé par la Wehrmacht de Hitler pendant la deuxième guerre mondiale. Etant donné que le village portait son nom, il a désigné ce village comme étant « le sien »

Herma Kennel raconte cette étrange histoire dans son roman documentaire « BergersDorf » publié en 2003 en langue originale allemande par la maison d’édition Vitalis à Prague (www.vitalis-verlag.com) et en 2011 en langue tchèque, également à Prague par l’éditeur PASEKA (www.paseka.cz ). Herma Kennel nous décrit la vie quotidienne dans ce village et dans « l’îlot linguistique » germanophone d’Iglau (Jihlava) au centre de la République Tchèque durant la période de son occupation par les Nazi de 1939 à 1945 : les Allemands qui avaient vécu en Bohème depuis 700 ans fêtaient la Wehrmacht allemande avec enthousiasme comme un libérateur. Dans la ville de district d’Iglau, près de Bergersdorf, on croit avoir détecté la préparation d’une tentative d’assassinat d’Hitler ; il y a des arrestations et la synagogue est incendiée. Le maire de Bergersdorf, le fermier Wenzel Hondl, un honnête homme, se trouve impliqué. On lui demande de rejoindre les rangs de la « SS générale » (« Allgemeine SS »). Il doit accompagner la Gestapo lors de l’arrestation du meunier tchèque. Peu à peu la scène à Bergersdorf s’assombrit dans la mesure où les annonces de soldats tués au combat augmentent. En mai 1945 enfin, après la fin de la guerre, des « guérillas » tchèques prennent leur revanche et tuent parmi d’autres fermiers allemands aussi et très brutalement Wenzel Hondl.

« BergersDorf » est le troisième roman écrit par Herma Kennel. Son premier roman « Alleingang » (Luchterhand – Literaturverlag 1991) relate la vie d’un Allemand de l’est qui s’était évadé  vers l’Allemagne de l’ouest et la Suisse pour y trouver une vie meilleure. Mais se trouvant de plus en plus seul et isolé, il finit son parcours en mettant fin à ses jours. Dans son deuxième roman « Es gibt Dinge, die man einfach tun muss » (Verlag Herder-Spektrum 1995) Herma Kennel décrit les efforts de résistance d’un jeune ingénieur roumain, Radu Fillipescu, contre le régime de Ceausescu. Ce livre a été traduit en langue roumaine (« Jogging cu Securitatea », Bucharest 1998, republié par POLIROM Bucharest 2009 www.polirom.ro) et s’est vu décerner le prix Georghe-Ursu des droits de l’homme.

En 2008 le Vitalis-Verlag (www.vitalis-verlag.com) a publié encore un livre : « Die Welt im Frühling verlassen » (Quitter le monde au printemps). Dans ce dernier roman documentaire Herma Kennel raconte l’histoire d’un groupe de jeunes militants de la résistance Tchèque dans les années 1944/45 (nommé d’après le Général Luza), qui a été anéanti par la Gestapo allemande. C’est une histoire émouvante de courage, de combats et de trahison, mais aussi d’une relation amoureuse en temps de guerre.

En plus, Herma Kennel a écrit plusieurs livres pour enfants (tirage total 450 000) qu’elle a elle-même illustrés. Elle a présenté ses peintures naïves, dont une a été reproduite sur une carte de vœux de l’UNICEF, dans plusieurs villes européennes.

 

Original anglais; version française: Rainer Dumont du Voitel †

 

Jan Hloušek: Un village, une histoire, deux mémoires

 

2010 08 18 Tribune de Genève